Le chef de la cellule de communication du bureau du vérificateur général, Ismaël Diawara : “La presse contribue à une plus grande appropriation par l’opinion des résultats des travaux de vérification”

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Le chef de la Cellule de communication du Bureau du Vérificateur général, Ismaël Diawara, a édifié les hommes de média sur comment mieux exploiter un rapport individuel de vérification ainsi que sur celle relative à la déontologie journalistique et les défis de la triangulation des sources.

Selon lui, les rapports individuels de vérification sont désormais destinés au grand public à travers une technique d’écriture assez particulière et un document de communication avec un style de rédaction concis, précis et allégé. Il ajoutera que le rapport est destiné à un public cible disparate et de niveau intellectuel suffisamment varié. A ce titre, le rapport doit donc être complet, facile à lire et publié en temps opportun, selon les exigences de la Loi instituant le Vérificateur Général et de l’Intosai.

A le croire, les média sont une partie prenante active aux travaux de vérification car ils constituent des donneurs d’alerte qui peuvent déclencher des missions et des relais, qui peuvent informer l’opinion nationale. “Nous comptons sur un partenariat nécessaire avec la presse pour mieux informer et sensibiliser le citoyen sur les enjeux et impacts des travaux de vérification à travers une information crédible et détaillée fournie en temps réel”, a-t-il laissé entendre. Pour lui, la presse contribue à une plus grande appropriation par l’opinion des résultats des travaux de vérification et une meilleure sensibilisation visant un changement collectif dans la gestion publique.

Evoquant l’importance d’un rapport de suivi de recommandation, il dira qu’il permet d’apprécier la pertinence des constatations et des recommandations formulées par une mission initiale et l’effort fourni par l’entité vérifiée pour corriger les lacunes et manquements. Quant au rapport de vérification financière, il a indiqué que celui-ci révèle des irrégularités administratives et financières commises par une entité et des gestionnaires. “Un rapport de vérification de performance apprécie les efforts de gestion entrepris dans le sens de l’économie de l’efficience et de l’efficacité. Un rapport de vérification n’est efficace, pour son exploitation, que dans sa version définitive. Les fuites éventuelles peuvent être des rapports provisoires”, a-t-il ajouté.

Concernant les quelques pièges à éviter, il a poursuivi qu’un rapport individuel ne fait jamais mention de malversation, détournement, vol, fraude et autres qualifications qui reviennent à la Justice. Cependant, seuls les rapports de vérification financière font état d’irrégularités financières et de dénonciations /transmission à la Justice. “Les rapports de suivi et les rapports de vérification de performance ne mentionnent pas d’irrégularités financières. Un rapport de suivi fait rarement mention d’irrégularités. Les montants des irrégularités financières ne sont pas des montants forcements détournés, volés ou empochés par un gestionnaire. Les rapports de vérification ne ciblent pas et ne citent des individus, mais des postes de gestion”, a-t-il fait savoir.

Boubacar PAÏTAO
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