LES PRESIDENTS DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DU MALI SOUS LA 3EME REPUBLIQUE : De Ali Nouhoum Diallo à Moussa Timbiné, 6 personnalités ont occupé le perchoir

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L’Assemblée nationale du Mali, c’est toute une histoire, mais aussi des hommes et des femmes dont certains ont marqué de leurs empreintes la vie politique du pays, de l’Afrique et du monde depuis le Soudan français jusqu’à l’ère actuelle du contexte de démocratie. Pour l’histoire, rappelons que l’Assemblée nationale est la chambre unique du parlement monocaméral malien. Les députés sont élus pour 5 ans au suffrage universel direct. Leur nombre est fixé par une loi organique. Actuellement, il est de 147 députés répartis entre les cercles du Mali et les communes du district de Bamako.  Seul le président du Bureau (également président de l’Assemblée nationale) est élu pour la durée du mandat (5 ans). Le mandat des autres députés est renouvelé chaque année à la séance d’ouverture de la première session ordinaire qui a lieu le premier lundi du mois d’octobre. De l’indépendance du Mali acquise en 1960 à nos jours, neuf (9) éminentes personnalités ont occupé le poste de patron de la deuxième institution de la République du Mali. La Première République a connu un seul président de l’Assemblée nationale, en la personne de Mahamane Alassane Haïdara (1961-1968) pour qui nous consacrons un encadré (à lire). La Deuxième République a enregistré deux présidents : Mady Sangaré (législature : 1979-1985) et Sidiki Diarra (législature: 1985-1991).Enfin, la Troisième République (qui fait l’objet du présent dossier) a vu se succéder au perchoir, respectivement, Prof. Ali Nouhoum Diallo (législature: 1992-2002), Ibrahim Boubacar Kéïta (30 juillet 2002-3 septembre 2007), Prof. Dioncounda Traoré (3 septembre 2007-12 avril 2012) ; Younoussi Touré (12 avril 2012-22 janvier 2014), Issaka Sidibé (22 janvier 2014-11 mai 2020), et Moussa Timbiné (depuis le 11 mai 2020).  Retour sur le vécu politique et professionnel de chacune de ces six (6) personnalités.

Ali Nouhoum Diallo (législature 1992-2002)

e Prof. Ali Nouhoum Diallo est un Médecin Interniste. Il a eu l’insigne honneur d’être le premier président de l’Assemblée nationale du Mali démocratique et pluriel. Après avoir mené une lutte héroïque lors des événements de décembre 1990 et mars 1991 qui ont abouti à la chute de la dictature, cet acteur majeur du mouvement démocratique est sollicité par sa ville natale, Douentza, afin qu’il se présente aux élections législatives de 1992. Il est élu avec brio sous les couleurs du parti Adema Pasj du président Alpha Oumar Konaré dont il est membre fondateur.

A ce titre, les premières grandes lois dignes de ce nom du règne démocratique ont été adoptées sous sa gouverne. D’autres plus anciennes ont été révisées sous sa direction. Sous cette 1ère législature, le natif de Douentza a dirigé l’Hémicycle de main de maître à telle enseigne qu’il en récolta une double récompense.

Primo, les populations de Douentza lui renouvellent leur confiance absolue. Secundo, ses pairs députés lui confient un second et dernier mandat dans la 2è législature au terme d’un vote héroïque et historique contre son camarade de parti, Prof. Dioncounda Traoré, élu à Nara. Cerise sur le gâteau : Ali Nouhoum Diallo est porté, plus tard, à la tête du Parlement de la Cédéao basé à Abuja, au Nigéria.

Après ce mandat, Ali prend sa retraite politique, mais reste actif dans la vie politique du pays. Sa forte implication dans le retour de la paix au Mali, fondamentalement au Centre du pays, est prouvée.

Mais, le mieux qu’on puisse retenir chez Ali Nouhoum Diallo, c’est son franc parler, sans langue de bois ; en témoignent certaines de ses confidences, révélations, vérités et affirmations.

L’une des plus récentes est cette analyse qu’il a écrite le 24 avril 2019 à propos des réformes institutionnelles qui sont, selon lui, loin d’être une priorité du moment. Mais, si le président de la République s’y prend du bon côté en organisant un vrai cadre de dialogue national, il peut réussir son coup, sans forcer. Un extrait : « …C’est dans ce climat d’incertitudes fortes, d’angoisse, de doute et de désespérance des citoyens et particulièrement des jeunes ; dans ces temps d’interrogations diverses et poignantes de toute la Nation, qu’il est proposé d’organiser un référendum pour changer la constitution du 25 février 1992, procéder à des élections législatives et sénatoriales.

Ceux qui proposent ce référendum et des sénatoriales oublient que le Sénat n’a jamais fait l’objet d’un consensus. Qui plus est la Conférence d’Entente Nationale tenue du 27 mars au 02 avril 2017 à Bamako, a rejeté la possibilité d’une 2ème chambre autre que le Haut Conseil des Collectivités, innovation des acteurs du 26 mars 1991, et dont toutes les prérogatives n’ont pas été utilisées.

Mieux, les conditions qui ont amené le Mouvement Démocratique à se mobiliser contre le projet de référendum du 09 juillet 2017, reporté à une date ultérieure par décision prise en Conseil des Ministres du 21 juin 2017, n’ont pas changé. La situation d’insécurité généralisée a empiré et le risque de partition du pays est plus évident que jamais. L’instauration de la charia dans la 8ème région administrative du Mali est désormais plus que probable, si le peuple malien tout entier ne se dresse pas contre cette éventualité. A moins que les Maliennes et les Maliens s’accommodent avec cette instauration.

Ces manœuvres de révision constitutionnelle visent essentiellement à substituer l’Accord de Bamako issu du processus de Ouagadougou et concocté à Alger à la Constitution du 25 février 1992.

Il n’est pas certain que le peuple malien dans toutes ses composantes, civiles et militaires accepte cette substitution de l’Accord des 15 mai et 20 juin 2015 à la Constitution du 25 février 1992, adoptée par la Conférence nationale tenue du 29 juillet au 12 août 1991. Une constitution qui a fait l’objet d’un consensus national.

Les Institutions internationales notamment la Minusma parlent beaucoup de la nécessaire appropriation de l’Accord de Bamako concocté à Alger ! Comment peut-on amener un peuple à s’approprier un accord qu’il rejette au plus profond de lui-même ?

La Conférence d’Entente Nationale a largement démontré que les préoccupations du peuple malien sont aujourd’hui de ramener la paix, de réunifier le pays, d’assurer la sécurité de ses citoyens sur l’étendue du territoire national, de restaurer la cohésion nationale fortement entamée, d’arrêter l’effusion de sang. La question que s’est posée la Conférence d’Entente Nationale :

Le gouvernement a-t-il réellement signé avec ceux et celles qui sont d’accord avec la réunification du pays, d’accord pour que le drapeau malien flotte de nouveau dans tout l’Adrar d’où sont parties toutes les rebellions de 1963 à nos jours ; l’Adrar où semblent persister encore dans le tréfonds de certains citoyens du Mali, originaires de sa 8ème région, des velléités indépendantistes. Atteste de la persistance de cette velléité indépendantiste la récente décision du président de la CMA, l’honorable prince de l’Adrar Algabass Intalla.

Si le gouvernement a signé avec des parties qui ne sont pas en mesure d’arrêter l’effusion de sang malgré leur bonne volonté, la Conférence d’Entente Nationale a fortement recommandé de discuter avec tous les fils, toutes les filles du Mali qui peuvent arrêter l’effusion de sang, ramener la paix et obtenir la réconciliation nationale. Des fils et des filles du Mali, y compris les djihadistes. La Conférence d’Entente Nationale estime que dans l’essence de sa vision, nul ne devrait pouvoir dicter au Mali, avec laquelle ou lequel de ses enfants, il doit ou ne doit pas discuter.

Le Mali estime que sa souveraineté doit être respectée ! Il espère que ses amis de par le monde, comprennent que dans le contexte actuel, une révision constitutionnelle si pertinente soit-elle, n’est pas indiquée.

Les urgences du Mali sont bien connues. Elles sont de recouvrer l’intégralité du territoire et la souveraineté nationale ; d’arrêter l’effusion de sang ; de restaurer la cohésion nationale ; de reconstruire son Ecole, son Armée et sa justice ; d’améliorer fortement la qualité de ses ressources humaines ; de définir la place des religieux dans la société malienne, et d’examiner la possibilité pour la Nation de leur accorder un Statut particulier comme la communauté Islamique le réclame par la voix du porte-parole de l’Imam Mahmoud Dicko, Monsieur Issa Kaou Njim ; et de répondre à la lancinante question du type d’Etat qu’il faut au Mali laïc et républicain…La constitution du 25 février 1992 n’est ni un tabou, ni un fétiche. Elle n’est pas parfaite. Elle a été déjà révisée par l’Equipe du Président Alpha Oumar Konaré. C’est le ministre Ousmane Sada Sy qui a défendu le projet de loi portant révision de la loi constitutionnelle. Ce projet amendé a été adopté à la majorité des 2/3 constitutionnellement requise.

Le président Alpha Oumar Konaré n’avait pas jugé utile de soumettre au référendum la loi votée, pour des raisons que Dieu et lui seul connaissent…Aujourd’hui, le Premier magistrat du pays n’est autre que le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta, qui avait inclus dans sa Déclaration de politique générale du IIème mandat le projet de révision de la constitution du 25 février 1992. Il lui revient d’initier les Assises, les concertations, la Conférence nationale inclusive, souveraine, se déroulant dans le temps nécessaire. Peu importe l’appellation que portera ce Dialogue national…Si le Président s’engage dans cette voie, il bénéficiera du soutien de toutes les Maliennes et de tous les Maliens. »

Dans un autre écrit publié le 7 mars 2020, Ali Nouhoum Diallo se prononce sur l’annonce du président IBK, le 10 février 2020, d’ouvrir les pourparlers avec le chef djihadiste Iyad Ag Ghali. Il écrit :  » …Au juste, pourquoi le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, veut-il désormais se conformer aux décisions du peuple malien qu’il doit normalement redouter plus que tout autre. Pour arrêter l’effusion de sang au Mali. Pour éviter que continue à couler le sang de tous ceux qui sont venus aider les Maliens à recouvrer l’intégralité de leur territoire national, à stabiliser le pays, à sauvegarder la forme républicaine et la laïcité de l’État, à restaurer la cohésion sociale, le bon vivre ensemble, à en finir avec la terreur au Mali, dans tout le Sahel et dans le reste du monde. Le président Ibrahim Boubacar Kéïta n’a jamais cessé de dire que son pays constitue un rempart pour l’Europe, pour toutes les anciennes puissances coloniales.

Au fait, que veulent négocier les MaliensCeux qui ne savent pas ce que l’on peut négocier avec Iyad Ag Ali et Hammadoun Koufa ne sont blâmables que lorsqu’ils se dressent contre toute volonté de régler les problèmes par le dialogue. Ils ne savent pas quoi négocier, ils sont pardonnables. Quel homme sensé peut en vouloir à celui qui ne sait pas. Mais s’ils ne savent pas, qu’ils se taisent et laissent ceux qui savent, et à qui on a confié la tâche de négocier, de le faire… »

Sacré Ali Nouhoum Diallo, Grand Officier de l’Ordre national du Mali !

Ibrahim Boubacar Kéïta (législature 2002-2007)

‘actuel président de la République du Mali (élu en 2013 et réélu en 2018), Ibrahim Boubacar Keïta a occupé le perchoir du 30 juillet 2002 au 3 septembre 2007 avec le statut de deuxième président de cette institution sous la IIIè République. Son parcours politique et professionnel est impressionnant.

Né le 29 janvier 1945 à Koutiala, il occupe les fonctions de Premier ministre de 1994 à 2000 et de président de l’Assemblée nationale de 2002 à 2007. Il est élu à la présidence de la République du pays en 2013 et réélu en 2018.

Il part en France à l’âge de 13 ans faire ses études secondaires au lycée Janson-de-Sailly à Paris et au lycée Askia-Mohamed de Bamako. Il étudie à la faculté des lettres de l’université de Dakar puis à l’université Panthéon-Sorbonne et à l’Institut d’histoire des relations internationales contemporaines (Ihric), rattaché auprès de la même université. Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire et d’un Diplôme d’études approfondies en politique et relations internationales.

Il fréquente dans le même temps des milieux politiques de gauche radicale et la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France, où se lie d’amitié avec le Guinéen Alpha Condé.

Après ses études, il est chargé de recherche au Cnrs et enseigne les systèmes politiques du tiers monde au centre Pierre-Mendès-France, annexe de l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Son grand-père est mort lors de la bataille de Verdun.

De retour au Mali, il devient conseiller technique principal du Fonds européen de développement (FED), chargé de la mise en œuvre du premier programme de microréalisations par la Communauté économique européenne au Mali. Il est ensuite directeur-représentant de Terre des Hommes France (Tdhf), Ong française et internationale pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

De retour au Mali en 1986, il est militant de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-Pasj). Après la chute du dictateur Moussa Traoré en 1991, il est le directeur adjoint de la campagne d’Alpha Oumar Konaré pour l’élection présidentielle qui se tient en avril et mai 1992. Après son élection, le nouveau président le nomme en juin 1992 conseiller diplomatique, porte-parole du président de la République du Mali. En novembre 1992, il est nommé ambassadeur du Mali auprès de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Burkina Faso et du Niger.

En novembre 1993, il devient ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine.

Quelques mois plus tard, le 4 février 1994, le président Alpha Oumar Konaré le nomme Premier ministre. Il occupe cette fonction jusqu’en février 2000, et préside l’Adema-Pasj.

En 1999, il devient vice-président de l’Internationale socialiste.

À l’approche de l’élection présidentielle de 2002, il ne parvient pas à imposer sa candidature pour succéder à Alpha Oumar Konaré et il démissionne du poste de Premier ministre le 14 février 2000, puis de la présidence du parti en octobre 2000. Il quitte alors l’Adema-Pasj avec ses partisans pour fonder le Rassemblement pour le Mali (Rpm), formation qu’il préside depuis juin 2001.

Candidat à l’élection présidentielle de 2002, Ibrahim Boubacar Keïta obtient 21,0 % des suffrages exprimés, au premier tour. Il arrive en troisième position, derrière Amadou Toumani Touré (28,7 %) et Soumaïla Cissé (21,3 %).

À l’issue des élections législatives, sa coalition obtient le plus de sièges, ce qui lui permet d’être élu président de l’Assemblée nationale.

Ibrahim Boubacar Kéïta est investi par son parti le Rpm à l’élection présidentielle le 28 janvier 2007. Il axe sa campagne sur une opposition au président sortant, Amadou Toumani Touré, et récuse le consensus comme mode de gouvernement. Au premier tour, il obtient 19,2 % des voix, se plaçant ainsi en deuxième position, derrière Amadou Toumani Touré, qui est réélu avec 71,2 %. Il réalise son meilleur score dans le district de Bamako, avec 38,5 % des voix. Ibrahim Boubacar Keïta conteste ces résultats, accusant les partisans du président sortant de fraudes. Il rejoint ainsi les autres candidats de l’opposition, regroupés au sein du Front pour la démocratie et la république (Fdr). La Cour constitutionnelle rejette finalement les requêtes déposées par ces candidats. Ibrahim Boubacar Keïta, au nom du Fdr qu’il préside, tout en maintenant ses accusations de fraudes, prend acte de la décision de la Cour constitutionnelle et reconnaît Amadou Toumani Touré comme le président du Mali.

Le 26 juillet 2011, Ibrahim Boubacar Keïta est désigné candidat du Rassemblement pour le Mali à l’élection présidentielle de 2012. Trois mois plus tard, neuf partis politiques rallient sa candidature, dont le Mouvement pour l’indépendance, la renaissance et l’intégration africaine (Miria) et l’Union des Maliens pour le progrès (Ump). Dans le cadre du coup d’État de 2012, Ibrahim Boubacar Keïta adopte une stratégie qui se révélera payante en rejetant le putsch tout en acceptant des concertations avec les militaires.

L’élection présidentielle se tient finalement en 2013, après une guerre contre les djihadistes. Ibrahim Boubacar Keïta arrive en tête du premier tour. Au second tour, avant même la proclamation des résultats officiels, son adversaire, Soumaïla Cissé, reconnaît sa défaite. Les résultats lui accordent 77,6 % des voix contre 22,4 % pour Cissé.

Il prête serment le 4 septembre 2013 devant la Cour suprême.

Le 19 juillet 2018, pour la première fois depuis le début de son mandat, Ibrahim Boubacar Keïta se rend à Kidal, localité contrôlée par les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma).

Il annonce sa candidature à un second mandat le 28 mai 2018. Si en 2013, il bénéficiait de l’image de sauveur du Mali, en 2018, la paix qu’il avait promise n’est toujours pas arrivée, alors que des groupes armés et djihadistes continuent de sévir. La croissance économique est de 5 %, l’inflation basse, la situation budgétaire stable et la production de coton est repartie, mais le Mali souffre encore d’un chômage inquantifiable, d’une forte pauvreté et d’un système éducatif précaire, l’Ocde estimant qu’un tiers des jeunes sont illettrés. Sa présidence a également connu une importante instabilité gouvernementale (cinq Premiers ministres et sept remaniements en cinq ans) ainsi que des affaires de corruption et de népotisme.

Au premier tour de l’élection présidentielle, Ibrahim Boubacar Kéïta arrive en tête avec 41,4 % des voix, contre 17,8 % pour Soumaïla Cissé. Ces résultats officiels font l’objet d’une contestation pour fraudes de la part de 18 candidats du premier tour réunis lors d’une conférence de presse commune. C’est la première fois qu’un président sortant se retrouve en ballotage pour un second tour dans l’histoire du Mali. À l’issue du second tour, Ibrahim Boubacar Keïta est réélu avec 67,2 % des suffrages. Si l’opposition conteste ces résultats, l’Union européenne, avec 90 observateurs dans 440 bureaux de vote, indique ne pas avoir constaté de fraude au second tour.

Il prête de nouveau serment le 4 septembre 2018 devant la Cour suprême.

Le 22 avril 2019, Ibrahim Boubacar Kéïta nomme Boubou Cissé à la fonction de Premier ministre.

Après plusieurs années de reports du scrutin, et malgré la pandémie de Covid-19 qui frappe le Mali, l’enlèvement du chef de file du principal parti d’opposition Soumaïla Cissé et de son équipe de campagne ainsi que de plusieurs agents électoraux et observateurs par un groupe djihadiste, et les menaces de représailles faites par des groupes terroristes envers les électeurs qui se rendraient aux urnes, Ibrahim Boubacar Keïta décide, contre l’avis de son opposition, de maintenir les élections législatives aux des 29 mars et 19 avril 2020. Tout s’est bien passé et le président de la nouvelle Assemblée élu.

Ibrahim Boubacar Keïta est marié à Keïta Aminata Maïga, et a quatre enfants dont Karim, député réélu en commune IV du district de Bamako, président sortant de la Commission Défense-Sécurité-Protection civile et marié à une fille d’Issaka Sidibé, président sortant de l’Assemblée nationale, réélu à Koulikoro.

Dioncounda Traoré (Législature : 2007-2012)

ioncounda Traoré est né le 23 février 1942 à Kati. En 1997, il échoue en finale de lutte pour le perchoir face à Ali Nouhoum Diallo.

En 2002, il y a une opportunité de placer un député de l’Adema à la tête de l’Assemble pour la troisième fois consécutive. En effet, la candidature du parti de l’Abeille a été suscitée au sein de l’Hémicycle par un groupe de députés, mais en sa qualité de président de l’Abeille du Pasj depuis le départ d’IBK en 2000, il décline l’offre d’affronter celui-ci au nom du principe sacrosaint du fait majoritaire. Ibrahim Boubacar Kéïta, alors résident du Rpm, élu en commune IV de Bamako, est élu.

La deuxième tentative personnelle de Dioncounda est la bonne. Le Prof. bat Me Mountaga Tall et occupe le perchoir de 2007 à 2012. Il est constitutionnellement désigné président de la République par intérim du 12 avril 2012 au 4 septembre 2013. Qui est-il ?

Dioncounda Traoré poursuit ses études à Kati, sa ville natale, puis à Nara, Kayes et à Fréjus, en France (son père Sékou Traoré, qui aurait été le premier chef d’état-major général des forces armées maliennes à la suite de l’éclatement de la Fédération du Mali, appartenait à l’armée et avait été formé à l’École préparatoire des officiers d’Outre-mer implantée dans cette ville du Sud de la France).

Il obtient le baccalauréat au lycée Terrasson-de-Fougères (actuel lycée Askia) à Bamako en 1961. Il poursuit ensuite des études supérieures, en Union soviétique, en Algérie (à l’université d’Alger) et en France, et obtient un doctorat en mathématiques. Fonctionnaire, il est directeur général de l’École nationale d’ingénieurs du Mali.

Militant syndical et politique au sein des associations combattant le régime de Moussa Traoré, il est l’un des cofondateurs en 1990 de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-Pasj).

Le 9 juin 1992, à la suite de l’élection d’Alpha Omar Konaré, Dioncounda Traoré est nommé ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration, puis le 16 avril 1993, il devient ministre d’État, ministre de la Défense nationale et enfin ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine du 25 octobre 1994 jusqu’au 24 août 1997.

En 1997, Dioncounda Traoré n’est plus ministre, mais entame une carrière de député. Il est élu député de Nara et préside le groupe Adema-Pasj pendant toute la législature 1997-2002.

En 2002, candidat à sa succession, il est battu aux élections législatives.

En octobre 2000, à la suite du départ d’Ibrahim Boubacar Kéïta de l’Adema-Pasj, Dioncounda Traoré prend la présidence du parti

Après le succès de son parti aux élections législatives maliennes de 2007 (qui n’a cependant pas présenté de candidat à l’élection présidentielle), Dioncounda Traoré est élu président de l’Assemblée nationale le 3 septembre 2007, par 111 voix, contre 31 pour Mountaga Tall du Congrès national d’initiative démocratique (Cnid) et cinq bulletins nuls.

Le 30 juillet 2011, les délégués des 53 sections de l’intérieur et ceux des 23 sections de l’extérieur de l’Adema-Pasj approuvent à l’unanimité la candidature de Dioncounda Traoré à l’élection présidentielle prévue en avril 2012.

En janvier 2012, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (Mnla), rejoint par le mouvement salafiste Ansar Dine, déclenche une insurrection dans le nord du Mali.

Le 21 mars 2012, de jeunes militaires maliens, conduits par le capitaine Amadou Haya Sanogo renversent le président de la République Amadou Toumani Touré lors d’un coup d’État, dont le mandat expirait trois mois plus tard. Des sanctions économiques sont prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Profitant de la confusion, le Mnla et Ansar Dine occupent les trois régions du nord du Mali. Le Mnla proclame unilatéralement l’indépendance de l’Azawad, indépendance non reconnue par la communauté internationale. Le coup d’État est également condamné par la communauté internationale, dont la Cédéao, laquelle prend des sanctions.

Une médiation, menée sous l’égide de la Cédéao par le Burkina Faso, aboutit à un accord le 6 avril 2012 : le président Amadou Toumani Touré accepte de démissionner et Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale, devient président de la République par intérim

Le 7 avril 2012, Dioncounda Traoré, réfugié au Burkina Faso à la suite du coup d’État, rentre à Bamako pour prendre ses fonctions et organiser des élections démocratiques.

Le 8 avril 2012, Amadou Toumani Touré annonce officiellement qu’il démissionne de ses fonctions présidentielles, ouvrant la voie au départ de la junte. Dioncounda Traoré est investi président de la République par intérim le 12 avril et nomme Cheick Modibo Diarra au poste de Premier ministre le 17. Il laisse par ailleurs la présidence de l’Assemblée nationale à Younoussi Touré.

Le 21 mai 2012, il est violemment attaqué par une foule en colère jusque dans son bureau. Il part se faire soigner en France et regagne son pays le 27 juillet suivant. Il doit alors travailler à la formation d’un gouvernement d’union nationale.

En décembre 2012, le chef de la junte le capitaine Sanogo exige la démission de Cheick Modibo Diarra. À la suite de cette démission, Dioncounda Traoré nomme Diango Cissoko au poste de Premier ministre.

L’élection présidentielle qui se tient les 28 juillet et 11 août 2013 s’achève sur la victoire d’Ibrahim Boubacar Kéïta auquel Dioncounda Traoré transmet le pouvoir le 4 septembre suivant.

Le 20 juin 2019, Dioncounda Traoré est nommé Haut représentant du président de la République pour le Centre, suite aux massacres interethniques entre populations peuls et dogons, sur fond de présence djihadiste dans la région, dans le Centre du Mali. Il a pour mission de trouver des solutions pour mettre fin à l’insécurité dans la région de Mopti. Mais les fruits tardent.

Younoussi Touré (législature: 2012-2013)

éputé élu à Niafunké en 2007, Younoussi Touré était 1er vice-président de l’Assemblée nationale au moment du putsch de mars 2012. Dioncounda Traoré porté à la tête de l’Etat par intérim, il prend les rênes de l’Assemblée le 12 avril 2012 et ce, jusqu’au 22 janvier 2014. Younoussi Touré est né le 1er janvier 1941 à Niodougou (cercle de Niafunké, région de Tombouctou).

Il a suivi ses études primaires et secondaires à Niafunké, à l’École des artisans soudanais, à l’École normale de Sévaré, à l’École normale de Katibougou et au lycée Askia Mohamed, avant d’aller à l’Université de Dakar à l’École de formation technique de la Banque de France. Il est titulaire d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en sciences économiques.

Younoussi Touré a travaillé à la Banque centrale du Mali où il a été directeur général avant de devenir conseiller spécial du Gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).

Nommé Premier ministre le 9 juin 1992 par le président Alpha Oumar Konaré, il démissionne le 12 avril 1993 et a été remplacé par Me Abdoulaye Sékou Sow. Membre fondateur de l’Union pour la République et la Démocratie (Urd), il en était le président quand, en septembre 2007, il est élu premier vice-président de l’Assemblée nationale.

À la suite du coup d’État de mars 2012, Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale, a pris ses fonctions de président par intérim du Mali en avril 2012. Par conséquent, le poste de président de l’Assemblée nationale a été considéré comme vacant, et Touré, premier vice-président de l’Assemblée nationale, lui a succédé à ce poste. La décision de déclarer le poste vacant et de désigner un successeur a été renvoyée à la Cour constitutionnelle pour confirmation, et la Cour a donné son approbation le 8 juin 2012. Il a continué de présider l’Assemblée nationale jusqu’aux élections législatives de novembre 2013, au cours desquelles il ne s’est pas porté candidat à une réélection.

Lors du troisième congrès ordinaire de l’Urd en novembre 2014, Soumaïla Cissé a succédé à Younoussi Touré à la présidence de l’Urd. Younoussi Touré a été désigné président d’honneur. Depuis, il a pris sa retraite politique.

Issaka Sidibé (législature 2013-2020)

saac, de son vrai nom Issaka Sidibé est né le 26 juin 1946 à Koulikoro, ville située à 60 km de la capitale Bamako, qui l’a élu député pour la première fois en 2002, aux heures de gloire du parti Rpm. Durant cette législature, Issaka Sidibé a été le Rapporteur général de la Commission des finances, de l’économie et du plan.

L’Honorable Issaka Sidibé sera élu une deuxième fois en 2013 et est promu 5ème président démocratique de l’Institution.

Ainsi, il dirige l’Hémicycle du 22 janvier 2014 au 11 mai 2020. A cette dernière date, il échoue à rempiler jetant l’éponge même avant le début du combat ayant bien interprété la menace grandissante du jeune Moussa Timbiné. Consolation de taille cependant : le mérite d’avoir été réélu par les populations de Koulikoro. 

Au plan professionnel, Isaac est un inspecteur des douanes de classe exceptionnelle, 3ème échelon. Titulaire d’une maîtrise en droit privé avec mention assez bien à l’Ecole Nationale d’Administration de Bamako, Issaka Sidibé a exercé comme contrôleur des douanes.

Employé au port de Dakar de 1968 à 1975, Issaka a été le chef de brigade des douanes des aéroports de 1983 à 1985, chef de la brigade de Faladiè puis celui de la brigade Bnpp avant de devenir le chef de subdivision des douanes de Mopti en 1991.

De 1992 à 1996, Issaka Sidibé sera le chef de subdivision des douanes de Bamako.

Il s’est ensuite spécialisé dans les recherches et les poursuites des infractions douanières avant de s’impliquer particulièrement dans le contrôle des opérations de dédouanement, notamment en matière d’exonérations douanières. Il a aussi servi comme premier responsable de la section des frontières et à la subdivision des enquêtes douanières.

Issaka Sidibé a aussi servi dans le domaine du contrôle des voyageurs et des moyens de transport dans le cadre du contrôle des opérations de change à l’Aéroport International de Bamako-Sénou. Il est l’un des pionniers dans ce domaine.

Très engagé dans le domaine sportif à travers son implication au premier plan au sein de la ligue de cyclisme de Bamako, de la Fédération malienne de cyclisme, du Comité national olympique et sportif du Mali, de la Fédération malienne de football, entre autres, Issaka Sidibé, qui a suivi une formation militaire au Centre Boubacar Sada Sy de Koulikoro en 1982, est marié et père de 5 enfants dont l’épouse d’un des enfants du président de la République, à savoir son collègue député, l’Honorable Karim Kéïta.

Moussa Timbiné (législature 2020-2025)

oussa Timbiné, député élu en commune V du District de Bamako, a la particularité d’être le plus jeune président de l’Assemblée nationale du Mali, toutes Républiques confondues. Il aura 46 ans le 14 juillet prochain, jour de la prise de la Bastille et de la fête nationale de la France. Il n’a pas encore une semaine de règne à la tête la deuxième institution du Mali, élu le 11 mai, une autre date qui compte dans les annales et qui a vu les Maliens accorder à Alpha Oumar Konaré un deuxième et dernier mandat à la tête du pays. C’était en 1997. A ce titre, ce jeune dogon originaire de Bandiagara conduira la législature 2020-2025.

Sa brillante élection du 11 mai 2020 face au président du parti Yelema Le changement, Moussa Mara, élu en commune IV du district de Bamako (134 voix pour contre 8 pour son adversaire, 3 bulletins nuls et 2 députés absents) n’a guère surpris les observateurs de la scène politique malienne. Le jeunot a eu une ascension politique fulgurante aussi bien au sein du parti Rpm qu’à l’Assemblée nationale.

Membre fondateur du Rassemblement Pour le Mali (Rpm) en juin 2001, il en est aujourd’hui le président du Bureau National de la Jeunesse et le président de la jeunesse Ensemble Pour le Mali (EPM), ainsi que le secrétaire général de la Section V du RPM.

A l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné a commencé, en 2014, comme Premier Secrétaire Parlementaire, et Membre de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation, de la justice et des institutions de la République et des jeunes parlementaires.

En 2015, il est 9ème vice-président du bureau. En 2016, il est porté président du Groupe Parlementaire Rpm (79 députés) et de l’Intergroupe de la Majorité Parlementaire.

Enfin, Timbiné est promu 1er vice-président de l’Assemblée nationale de 2017 jusqu’au 11 mai 2020.

En matière de politique au plan international, Timbiné fut successivement membre de l’Union Parlementaire des États membres de l’OCI, de l’Assemblée Parlementaire Afrique Caraïbes Pacifique et Union Européenne (ACP-UE), et chef de la délégation malienne auprès de l’Union Interparlementaire, avec n passage comme vice-président du Groupe Afrique.

Le jeune président de l’Assemblée nationale du Mali, passé par le Lycée Hamadoun Dicko de Sévaré (avec en poche le bac en Sciences Exactes), est doctorant en Innovation, Intelligence Économique et Développement à l’Institut d’Etudes Supérieures de Commerce et de Communication Internationale de Toulon, en France, et détenteur de Master Pro en Marketing Touristique et Événementiel à la F.M.S.A de Sousse en Tunisie. Auparavant, il avait fréquenté la Faculté des Sciences et Techniques (Fast) jusqu’au niveau DEUG, puis l’Institut universitaire de gestion (IUG) ou il décroche un DUT en Finances-Comptabilité.

Le nouvel homme fort du Parlement malien place son mandat sous le signe de la transparence ; s’engage à défendre les valeurs fondatrices du Mali et à se battre auprès de ses collègues députés pour l’adoption des lois en faveur du renforcement de la défense, de la sécurité et de la cohésion sociale, de l’ancrage de la démocratie, de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit ; au développement des infrastructures rurales, l’autosuffisance alimentaire, le renforcement du plateau technique sanitaire, l’amélioration des conditions de travail des agents de santé, un système éducatif de qualité et stable tourné vers l’employabilité, la formation, la représentativité et la responsabilisation de la jeunesse, la promotion des arts, de la culture et du sport, l’accompagnement et la protection des Maliens établis à l’extérieur.

Marié et père de 4 enfants, Moussa Timbiné parle le français, l’anglais, le peuhl, le dogon et le bambara. Il est président de l’Université Internationale d’excellence de Bamako ouverte avec des partenaires tunisiens. 

UN HOMMAGE AU PREMIER PRéSIDENT DE L’ASSEMBLéE NATIONALE DU MALI :

Mahamane Alassane Haïdara

Mahamane Alassane Haïdara, né le 1er janvier 1910 à Tombouctou (à l’époque Haut-Sénégal-Niger) et mort le 17 octobre 1981 à Tombouctou (République du Mali), est un homme politique et un ancien sénateur du Soudan français de 1948 à 1958. Particularité : il fut le premier président de l’Assemblée nationale du Mali indépendant sur la législature 1961-1967. Clin d’œil !

u terme de ses études à l’École nationale de Gorée au Sénégal, Mahamane Alassane Haïdara exerce pendant plus de deux décennies les fonctions d’instituteur, puis de directeur d’école dans la région de Tombouctou, dans l’ancien Soudan français, devenu le 22 septembre 1960 la République du Mali. Il est membre du syndicat mixte des instituteurs de l’Afrique occidentale française.

En 1945, il devient secrétaire général de la section du Parti progressiste soudanais du cercle de Niafunké, à l’ouest de Tombouctou. Il adhère, l’année suivante, soit en 1946, au Rassemblement démocratique africain (RDA), qui affiche son alliance avec le Parti communiste français et une sympathie ouverte pour l’Union soviétique et qui comptera, en Afrique-Occidentale française, plus d’un million d’adhérents.

Lors du congrès constitutif de ce mouvement animé principalement par le leader ivoirien Félix Houphouët-Boigny et le Soudanais Modibo Keïta, à Bamako le 18 octobre 1946, Mahamane Alassane Haïdara joue un rôle actif comme représentant qualifié des populations originaires de la Boucle du Niger.

Il est élu sénateur au Conseil de la République le 14 novembre 1948 et réélu le 19 juin 1955.

Après deux tentatives infructueuses, lors d’élections partielles, au Conseil général du Soudan, à Mopti en 1947 et à Tombouctou-Gao en 1948, Mahamane Alassane Haïdara est élu conseiller territorial en mars 1952 et réélu en mars 1957.

Au Conseil de la République, il rejoint le groupe du Rassemblement démocratique africain (RDA), puis siège de 1950 à 1955 parmi les non-inscrits, avant de s’inscrire à partir de 1956 au groupe des Indépendants d’Outre-mer et du Rassemblement démocratique africain (IOM-RDA).

L’essentiel de ses interventions portent, bien sûr, sur l’Union française et les territoires d’Outre-mer. En 1949, il prend une part active à la discussion des projets de loi portant organisation et composition du Haut Conseil de l’Union française et portant création d’une assemblée représentative territoriale élue en Cochinchine.

Très attaché aux questions relatives à l’évolution du statut des populations outre-mer, Mahamane Alassane Haïdara exprime l’inquiétude et l’attente de celles-ci lors des discussions du projet de loi relatif à la répression de certaines atteintes à la sûreté extérieure de l’État, en mars 1950, et de la proposition de loi portant amnistie, en juillet 1950 dont il préconise d’étendre l’application à l’Outre-mer.

Membre de la Commission des pensions, en janvier 1949, il est nommé membre de la Commission de la France d’Outre-mer, douze mois plus tard, et membre de la Commission de l’Éducation nationale, en février 1956.

En décembre 1956, il est nommé membre titulaire de la Commission de coordination temporaire, chargée d’examiner le projet de loi créant une organisation commune des régions sahariennes.

En 1959, dernière année de son second mandat, il est nommé membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et de la Commission des affaires sociales.

Son mandat prend fin en juillet 1959 à l’aube de la Ve République, quelques mois avant la création de la République du Mali, née de l’éclatement de l’éphémère Fédération du Mali qui associait, depuis 1958, la République soudanaise et le Sénégal.

Mahamane Alassane Haïdara, député à l’Assemblée législative provisoire du Soudan de novembre 1958 à mars 1959, membre de l’Assemblée fédérale du Mali de janvier à mars 1959, a été, en qualité de délégué de l’Assemblée législative de la République soudanaise, membre du Sénat de la Communauté.

Lors de la 1ère législature du Mali en 1961, il fut élu député de Tombouctou et président de l’Assemblée nationale du nouvel Etat indépendant.

Le lycée Mahamane Alassane Haïdara (Lmaht) de Tombouctou porte, depuis 1995, son nom en son souvenir.   

La Rédaction

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