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PAIX ET COHESION SOCIALE : Une compétition de slam pour donner la parole à la jeunesse

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Le groupe féminin de slam, Maralinké, organise le 8 février prochain au Ciné-Magic (Ex Babemba), une compétition intercommunale de slam qui vise à restaurer la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble au Mali.

 »Maralinké », le premier groupe féminin de slam malien ne compte pas rester en marge de la restauration de la paix et de la cohésion sociale au Mali. En effet, afin de jouer sa partition, le groupe organise une compétition intercommunale qui regroupe les six (6) communes du district de Bamako sous le thème : « Nos mots contre les maux du Mali ». Ils sont dix-huit (18) jeunes (filles et garçons) retenus pour cette grande compétition en raison de trois lycées par commune.

Financée par l’Ong allemande GIZ, à travers son projet « Donko Ni Maaya », cette initiative du groupe Maralinké se veut un espace d’expression pour la jeunesse visant à consolider la paix et la cohésion sociale au Mali, dans un Mali touché par des conflits ethniques.

Le slam est aujourd’hui un moyen inconstatable de communication, notamment à l’endroit de la jeunesse. Au-delà son caractère divertissant, le slam permet de véhiculer des messages de paix et de vivre ensemble. Ce que le groupe « engagé », Maralinké, prône comme credo depuis sa création en 2018. 

Ce trio composé de trois jeunes dames (Aminata Bamby Konaté, Mariam Koita et Mally Keita) traite généralement des maux qui touchent la société malienne et par extension l’Afrique toute entière. Parmi les thèmes récurrents, nous retrouvons, entre autres, la jeunesse, la condition de la femme dans la société et les conflits inter-ethniques.

En prélude à cette compétition, une formation est organisée afin d’initier les candidats aux techniques d’écriture de slam. Les figures de style, les rimes, les styles déclamatoires, l’occupation scénique et la prise de parole en public sont, entre autres, les modules de cette formation qui a démarré le 11 janvier dernier et se poursuivra jusqu’au 7 février prochain. « La jeunesse étant la relève de demain, elle doit aussi s’exprimer et le meilleur moyen pour nous est le slam », nous explique le groupe qui souhaite étendre le projet sur l’ensemble du pays pour les prochaines éditions.   

Youssouf KONE

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