ENLEVEMENT DU PROFESSEUR CLEMENT DEMBELE : La Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali exige sa libération

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Le Professeur Clément Mahamoudou Dembélé (président de la Plateforme Contre la Corruption  » PCC  » au Mali) a été enlevé le samedi 9 mai 2020 sur l’axe Banconi-Djanguinebougou par des individus non identifiés. Suite à cette arrestation, Youssouf Sanogo (le Coordinateur national de la Plateforme Contre la Corruption  » PCC  » au Mali) a animé un point de presse, le dimanche 10 mai 2020, pour condamner cet enlèvement et exiger la libération de leur président.

Selon le conférencier, le Professeur Clément Mahamadou Dembélé a été enlevé par plusieurs individus non identifiés, habillés en noir, armés et cagoulés dans 2 véhicules aux vitres teintées et non immatriculés, en pleine journée et en plein centre de Banconi, près de sa résidence. D’après des témoins qui ont assisté à la scène, le Professeur Clément Mahamadou Dembélé était seul dans son véhicule Toyota 4X4 couleur grise foncée immatriculé BJ 4248 MD. Les individus cagoulés seraient des éléments de la Direction générale de la Sécurité d’Etat (DGSE) dont la coordination ignore la source et le motif de l’enlèvement du Professeur Dembélé. « La Coordination de la Plateforme PCC condamne fermement l’enlèvement du Professeur Clément Mahamadou Dembélé car une telle pratique porte atteinte à la liberté physique d’une personne dans un Etat sensé être démocratique. Nous demandons la libération immédiate sans délai du Professeur Clément dans les 24 heures. Nous ignorons les causes de son arrestation, nous cherchons à en savoir davantage. Nous lançons un appel à témoignage sur l’enlèvement et à l’ensemble de la population malienne d’être sereine, déterminée, attentive sur l’évolution de la situation et sur la prise de décision qui sera adoptée par le Coordination nationale de la Plateforme PCC », a déclaré Youssouf Sanogo.

Le point de presse s’est tenu en présence des représentants des points focaux de la Plateforme de Baguinéda, Kayes, Kita, Mopti, Kati et d’autres localités qui ont tous exigé la libération de Clément. « Si Clément n’est pas libéré, il y aura des manifestations pour exiger sa libération car il a été arrêté illégalement. On ne peut pas arrêter tous les Cléments car tous les militants de la Plateforme sont des Cléments », ont-ils clamé.                                                                                                                    Siaka Doumbia

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