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FEDAMA : le programme ambitieux du nouveau bureau

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Le nouveau bureau de la Fédération des artistes du Mali (Fedama) a dévoilé le 11 mars dernier son programme sur les trois ans de son mandat. Un programme ambitieux qui s’articule autour de plusieurs aspects importants pour la réorganisation et la promotion du secteur de la culture au Mali.  

Installé à la suite de la démission de l’ancien président, Aliou Ifra N’Diaye, fin décembre 2020, le nouveau bureau exécutif de la Fédération des artistes du Mali (Fedama) dirigé par Adama Traoré compte bien s’attaquer aux vastes chantiers de réorganisation et de promotion du monde des arts et de la culture au Mali. C’est dans l’optique d’atteindre ces objectifs que le nouveau bureau a concocté un programme à exécuter au cours de son mandat de 3 ans.Le programme a été dévoilé à la presse le jeudi dernier à la Pyramide du souvenir par le président de la faitière des artistes maliens, Adama Traoré, qui avait ses cotés Aïcha Diarra, chargée de communication ; André Alou Konaté, secrétaire général de la Fedama et en présence de plusieurs membres du bureau de la fédération.

Deux principaux axes du programme concernent l’aspect fonctionnel de la Fedama et la condition des artistes. Pour réaliser ses objectifs, la fédération compte renforcer ses capacités organisationnelles, fonctionnelles et financières, à travers l’amélioration de ses outils de gestion, de communication et de gouvernance, et la mise en place de mécanismes de financement lui permettant d’assurer une meilleure mobilisation de ressources.

Le nouveau bureau souhaite mener une réflexion sur la Fédération dans le contexte national. Mais la faitière des artistes maliens compte d’abord bien s’installer : « Le bureau que nous avons n’est pas digne de la Fédération des artistes des Mali. C’est un espace qui ne prête pas toutes les commodités de travail.

L’une des priorités est de doter la Fedema d’un siège qui soit à la hauteur de l’importance de arts et de la culture au Mali », a expliqué Adama Traoré, avant de se pencher sur la question de la relecture des statuts et règlements de la Fédération car « en supposant les textes à la date du récépissé, les statuts et le règlement intérieur de la Fedama datent de 2001. Cependant les textes qui sont à la disposition du bureau datent du 29 juin 2019. Quand est-ce que les textes ont été révisés et par qui ? Et pourquoi ? », s’interroge-t-il.

La décentralisation de la Fedama ?

La fédération prévoit également de se mettre sous la protection d’un conseil juridique qui pourrait défendre les intérêts de ses adhérents et accompagner l’organe exécutif de la Fedama car, aux dires du président : « Le monde des artistes est assez particulier, avec des problèmes d’égo mais aussi souvent des problèmes liés à des excès ». Le bureau d’Adama Traoré compte revoir également la situation des artistes vivant dans la précarité, comme cela se voit fréquemment  au Mali, en mettant en place des mécanismes pouvant les protéger et les mettre à l’abri du besoin.    

 L’un des points saillants du programme du nouveau bureau est l’implantation de l’organe faitière  dans chaque région du pays afin de permettre un recensement des artistes sur toute l’étendue du territoire, les sensibiliser et les mobiliser pour la promotion et la protection des arts.

Outre ce volet, le nouveau bureau envisage de créer des boutiques virtuelles pour la vente des produits des artistes. La question du droit d’auteur est également l’une des priorités de ce bureau qui compte dans un premier temps traduire en langue nationale le document du droit d’auteur afin qu’il soit accessible à tous les artistes. 

Toujours dans sa démarche de promotion des artistes et leurs œuvres, la fédération compte initier une émission intitulée Artiste du mois qui concernera toutes les disciplines artistiques. « Il s’agit de mettre en lumière cet artiste et ses œuvres à travers un reportage sur lui et une soirée en son honneur », précise le président Traoré.  Aussi, le projet Artiste du mois consacrera un magazine en version papier qui sera distribué gratuitement dans des écoles afin que la future génération s’inspire du modèle incarné par l’artiste et s’approprier les messages qu’il véhicule à travers ses œuvres.   

 Affaire des 90.000 francs d’indemnités

Un programme de formation de renforcement des compétences de ses adhérents est également au programme du nouveau bureau. Cette  série de formations vise à donner des outils aux artistes pour les rendre plus performants dans l’exercice de leur art.  » Ces formations se feront en collaboration avec les différentes structures ayant des compétences avérées. En la matière notre approche est la mutualisation des moyens « ,  explique la Fedama.

L’affaire des 90 000 francs Fcfa d’indemnités destinées aux artistes a également été évoquée lors de cette conférence de presse. En effet, comme mesures d’accompagnement du secteur de la culture fortement touché par la pandémie à coronavirus, l’Etat malien a décidé d’octroyer une enveloppe d’un milliard de francs Fcfa au secteur. En réponse aux différentes interrogations de la presse, le président de la Fedama précisera que ce fonds n’est même pas encore disponible au niveau du département de la Culture, encore moins à la Fedama. A ce stade, souligne-t-il, la Fedama s’attèle à l’identification des artistes (qui ne sont pas forcément que des membres de la Fedema), dans différents domaines de la culture, de l’artisanat et du tourisme. 

Avec ce programme ambitieux, le nouveau bureau de la Fédération des artistes du Mali compte redonner ses lettres de noblesses au secteur de la culture et des arts au Mali.                             

Youssouf KONE     

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