Arts Plastiques : Le génie des artistes de l’Atelier M exposé à Taxi Bamako

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Depuis le vendredi 4 septembre dernier, sont en exposition au restaurant Taxi Bamako trois jeunes artistes plasticiens maliens de l’Atelier Medina Coura. De belles œuvres qui présentent le monde et la société malienne au gré des aspirations des artistes.    

Le vendredi 4 septembre dernier, le restaurant Taxi Bamako a rouvert ses portes après la période oisive suite à la pandémie de coronavirus. Une période pendant laquelle les artistes de l’Atelier Medina Coura ont certainement interrogé leur génie artistique et créé des toiles aussi captivantes qu’interpellatrices sur les réalités de la société malienne. « Nous comptons, à travers des expositions au sein de notre établissement, apporter notre soutien à la promotion des artistes de l’Atelier M. que nous avons approchés pour un partenariat qui consiste à exposer leur œuvres à Taxi Bamako », nous lance Saye Aukje, gérante de Taxi Bamako, éprise de l’art contemporain africain. Une kyrielle d’artistes, d’amoureux de l’art, galeristes et hommes de culture était présente au vernissage de l’exposition le vendredi 4 septembre qui mettra en exergue le talent de trois artistes de l’Atelier Medina Coura pendant 6 semaines soit jusqu’à mi-octobre. Ces trois jeunes artistes n’en sont pas à leur première exposition. Ils ont chacun déjà été exposé à Bamako, à l’intérieur du pays, voire à l’étranger. 

Les artistes et leurs œuvres

Daouda Traoré

Il est titulaire d’un BTS (Brevet de technicien supérieur) en Arts plastiques de l’Institut national des arts (INA) de Bamako. Daouda Traoré est aussi diplômé du Conservatoire des arts et métiers multiMedia Balla Fasseké Kouyaté d’où il obtient un Diplôme d’études supérieures spécialisées (Dess) en 2013 et sortit major de sa promotion avec la mention très bien. Depuis août 2014, il est chargé de cours d’Arts Plastiques au Lycée Publique 2 de Sikasso.

Daouda Traoré

Talentueux, intelligent et créatif, il est considéré par ses collègues et ses élèves comme un modèle. Ses toiles exposées à Taxi Bamako traitent certaines difficultés sociales que traverse le Mali actuellement telles que la grève des enseignants et bien d’autres thématiques d’actualité. Il parle également des transports en commun, notamment les Sotrama où il met un accent particulier sur le caractère invisible car les passagers de ses monstres verts ne se connaissent pas le plus souvent.  

La porte du bonheur

Amadou Opa Bathily

Il est diplômé de l’institut national des arts (INA) et Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté (Camm-Bfk) de Bamako. Il fit ses premiers pas dans la création très jeune dans un atelier de récupération d’art (Atelier Miria) d’où il a pris contact avec plusieurs matières, surtout le métal. Il est lauréat du prix concours talent de la cité nationale 2017. La peinture d’Amadou s’identifie à travers son énergie dans la création et la maitrise extraordinaire des matières dures.

Amadou Opa Bathily

Pour lui, tout peut être souple et endurant à la fois quand la matière et l’artiste s’autocontrôlent. Il travaille sur plusieurs médias, à savoir la peinture, la sculpture, l’installation et d’autres formes d’art. A Taxi Bamako, il expose des toiles qui nous plongent dans les mécanismes de l’évolution de notre société notamment dans la religion et l’influence politique étrangère.  

Le guide

Souleymane Guindo

Artiste plasticien malien, Souleymane Guindo est passionné par le dessin et le façonnage de différents matériaux, depuis son bas âge. Il a embrassé le monde des arts visuels dans un atelier d’autodidacte avant de partir au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté (Camm-bfk) de Bamako en 2009 et termine en 2013. Souleymane Guindo est lauréat du concours national Talent de la Cité en 2014. Guindo fait partie de la première promotion du programme de développement qualitatif de l’art du Centre Culturel Kôrè de Ségou « Kôrè-qualité ».

Souleymane Guindo

Il est connu à travers ses œuvres semi sculpture, de format des fois asymétriques, des fois perforées. Ses œuvres exposées mettent en valeur le quotidien des vendeuses ambulantes qui portent leurs marchandises sur la tête. Des braves dames qui incarnent le courage, la persévérance et la patience. Faites-y un tour pour découvrir le génie créateur de ces jeunes artistes maliens et vous m’en direz des nouvelles.    

Les porteuses

Pressent à l’exposition, le galeriste français et non moins le directeur artistique de 5 Mondes Gallery basée Abibjan (Côte d’Ivoire), Floréal Duran n’a pu s’empêcher d’apprécier le talent et la créativité de ces jeunes artistes maliens et porter son regard sur l’art contemporain malien : «Je suis une fois de plus étonné, agréablement surpris par cette inventivité dont ces 3 artistes maliens font preuve. Tout en étant en prise avec un environnement complexe et trouble, ils arrivent à en extraire l’essentiel non  seulement à travers une haute technicité mais également avec un rapport très particulier à la matière. Ces artistes vont aller très loin. Ils démontrent une fois de plus qu’au Mali il y a une réelle dynamique que rien ne devrait freiner » s’est-il confié

Youssouf KONE

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