Direction générale des impôts: Une grève de 72 heures évitée de justesse

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Dans notre précédente parution, nous avons révélé que le syndicat des impôts avait donné un ultimatum de 48 heures au directeur général des impôts de revenir sur la décision de mutation d’un syndicaliste jugée arbitraire par ses collègues. Aux dernières nouvelles, il nous est revenu que cette mise en garde n’est pas tombée dans l’oreille de sourd car c’est le même jour de l’expiration du délai (vendredi dernier) que la directrice régionale des impôts du district de Bamako, Mme Coulibaly Zaliatou Diarra, à l’origine de cette affectation controversée, est revenue sur sa décision.

a semaine dernière, la tension était montée d’un cran entre le syndicat des impôts et la Direction générale dudit service. Tout est parti d’une décision d’affectation au centre II des impôts de Bamako, sans raison valable, d’un syndicaliste du Centre IV des impôts du district par la directrice régionale des impôts du district de Bamako, Mme Coulibaly Zaliatou Diarra. Or, il se trouve que l’agent en question venait de déposer ses valises il y a deux mois seulement au Centre IV. Cette mesure a provoqué l’ire du syndicat des impôts qui a saisi le directeur général Mathias Konaté de revenir sur cette décision dans les 48 heures, faute de quoi, il allait observer une cessation de travail. Aussitôt informé de la situation, le directeur général, après avoir écouté tous les protagonistes, notamment la directrice régionale, le syndicat et l’agent muté en question, a instruit la directrice régionale de revenir sur sa décision. Ce qui fut fait dans la matinée de vendredi, le jour de l’expiration même de l’ultimatum, épargnant donc les impôts d’une grève dont la menace était en train de planer. Selon nos sources, si la directrice régionale n’avait pas fait marche arrière, les syndicalistes allaient déposer un préavis de grève de 72 heures pour non seulement demander son départ, mais aussi celui du directeur général des impôts, Mathias Konaté. Il nous revient que le département de l’Economie et des finances a aussi intervenu dans ce dossier sensible car les impôts représentent plus de 65% du budget national.                                                                                                                               K. THERA

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