LE SéNéGAL CHAMPION D’AFRIQUE DE FOOTBALL: Une symbolique à multiples facettes

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Première nation africaine de football au classement Fifa depuis plus de trois ans – un record en Afrique –  le Sénégal, 20è mondial selon toujours le classement de la Fifa, trainait derrière lui une anomalie que d’aucuns n’ont pas manqué de qualifier de malédiction. En effet, malgré cette performance, le Sénégal ne parvenait pas à gagner une seule fois la Coupe d’Afrique des nations. Elle a perdu deux finales (en 2002 face au Cameroun et en 2019 face à l’Algérie) avec pourtant les deux générations de footballeurs les plus talentueux de l’histoire sportive du Sénégal. Depuis lors donc, le Sénégal courait derrière sa première coupe d’Afrique des nations pour pouvoir imprimer une étoile prestigieuse sur son maillot. La malédiction – si malédiction il y a eu – sera brisée au soir du dimanche 06 février 2022, en battant l’Egypte en finale.

‘est pourquoi, elle est énorme la joie du président sénégalais Macky Sall qui a commencé à jubiler depuis Addis-Abeba (Ethiopie) où il venait d’être élu, la veille, président de l’Union africaine. A son hôtel en Ethiopie où il suivait le match avec sa délégation, le président Macky Sall, écharpe aux couleurs du Sénégal autour du cou, adoptait le parfait comportement du supporter dans un stade, avec force gesticulations, comme s’il était en train de vivre ce match de finale de coupe d’Afrique à la tribune du stade Olimbé. Le saut qu’il a fait pour manifester sa joie lorsque Sadio Mané a marqué le pénalty victorieux de l’épreuve de tirs au but, cela ne se raconte pas. Cela se regarde pour savoir combien cette victoire était si attendue par le président de la République du Sénégal et à travers lui tout son peuple, debout comme un seul homme pour soutenir Les Lions footballeurs, en tant que 12è Gaïndé (lion en wolof).

Pression exercée par le

président Macky Sall

Rappelons que, quelques jours avant le début de la CAN Cameroun 2021, le président Macky Sall mettait la pression sur son équipe nationale, annoncée comme l’une des sélections favorites de cette compétition. En effet, lors de la cérémonie de remise du drapeau national aux Lions du Sénégal, il leur disait : « Cette fois-ci, je ne parle pas de finale, mais de coupe (…) Vous pouvez le faire. Vous êtes les meilleurs aux plans tactique, technique et qualitatif, le reste étant à présent une question de volonté et de combativité ». Il avait tenu, en même temps et solennellement, à annoncer que l’Etat du Sénégal a satisfait entièrement à la demande la Fédération sénégalaise de football en ce qui concerne la prise en charge  de la participation du Sénégal à la CAN Cameroun 2021. C’était pour rassurait Les Lions que toutes les conditions étaient réunies, en termes de soutien de l’Etat et de motivation, pour gagner cette coupe au Cameroun. Effectivement, l’Etat sénégalais a dépensé près de cinq milliards de nos francs pour la participation des Lions à cette 33é édition de la CAN.

C’est pourquoi, sa joie étant sans limite à la fin de la finale, Macky Sall n’a pas hésité, un seul instant, à annuler sa visite aux Comores où il devait se rendre à partir d’Addis Abeba, pour devancer les champions d’Afrique de football à Dakar afin de les accueillir personnellement à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor, dès leur descente de l’avion du vol spécial d’Air Sénégal parti les chercher à Yaoundé.

Prétexte pour l’apaisement politique

A noter que par la magie du sport en général et du football en particulier, les grosses légumes de l’Opposition politique s’affichaient fièrement aux côtés du président de la République pour rendre hommage aux Lions, aussi bien à l’aéroport que lors de la cérémonie de remise des récompenses. Invités par le président e la République, les cadres politiques des partis t groupements de partis de l’opposition ont répondu présents, tout en reconnaissant la nécessité d’être tous unis pour rendre hommage aux Lions qui ont conduit avec succès une mission au nom du Sénégal. La Coupe d’Afrique est donc un sacre de l’apaisement politique puisque le pays a connu des moments une semaine auparavant, notamment avec les élections locales. 

Selon le principe sénégalais qui voudrait que « celui qui fait une grande chose reçoive en contrepartie une grande récompense », comme le clamait le président Abdou Diouf, en récompensant la génération des Lionnes du basket qui a régné sur le basket africain en un moment donné. Ainsi s’est exclamé Macky Sall : « Nous avons rêvé de la Coupe, vous avez construit ce rêve et vous l’avez réalisé. Enfin, voici parmi nous la Coupe d’Afrique des nations de football. Vous avez honoré la nation, en retour la nation dont vous êtes si fiers vous doit des honneurs ».

12 heures d’horloge pour parcourir une quinzaine de km 

Le lendemain du sacre au Cameroun, c’est à dire le lundi 7 janvier 2022 fut un jour inoubliable pour les Sénégalais sortis massivement pour fêter la victoire des « Gaïndés ». Jour déclaré férié, chômé et payé. L’on se demande même si, le jour suivant, les Sénégalais ont pu travailler parce que n’ayant pas dormi à cause de l’accueil populaire des Lions, en plus des multiples concerts gratuits offerts par des artistes de renom dans les grandes villes du pays et les soirées dansantes improvisées dans les quartiers.  C’est parce que, en ce lundi 7 janvier 2022, le Sénégal en liesse a tenu à saluer ses héros dont le bus qui les transportait, pour parcourir la quinzaine de km qui sépare l’aéroport Léopold Sédar Senghor du palais présidentiel, en a mis du temps à cause des nombreuses foules massés de part et d’autre de la route. Chaque Sénégalais voulait personnellement manifester sa fierté et sa joie aux Lions. Eh oui, il a fallu 12 heures de temps aux Lions, notamment de 14 heures à 02 heures du matin, pour faire ce trajet d’une quinzaine de km !

Malgré cette heure avancée, le président Macky Sall était encore là, pour attendre les champions d’Afrique au palais présidentiel. Exténués, les co-équipiers du jeune et talentueux Nampalys Mendy se sont affalés sur les fauteuils, après avoir salué l’hôte du jour. S’en suivit une conversation familiale entre le président Macky et les joueurs. Un chef de l’Etat tout relaxe, comme un chef de famille devisant avec ses enfants à la maison autour d’un bon repas, après une moisson abondante aux champs.

Le sacre d’Aliou Cissé

C’est Aliou Cissé, le sélectionneur des Lions du Sénégal, qui est plus heureux que tout le monde, puisqu’il court derrière ce titre de champion d’Afrique depuis la phase finale de la CAN 2002 au Mali. En ce temps-là capitaine de l’équipe du Sénégal dans laquelle il jouait le même rôle que celui de Kalidou Koulibaly actuellement, notamment la tour de défense, Alioune Cissé faisait preuve d’une forte personnalité sur les terrains de football et sa hargne était une source de crainte pour les attaquants adverses.

Parmi les souvenirs de la finale Sénégal/Cameroun, lors de la CAN 2002, il y a cette image forte de la chevauchée d’Alioune Cissé traversant tout le terrain lors d’un arrêt de jeu, pour aller crier sur Elhadj Diouf qui venait de rater une occasion. Une façon de rappeler son coéquipier à plus de rigueur et de concentration. Ça, c’est Alioune Cissé ! Et il a transmis ce fighting spirit à l’équipe nationale du Sénégal qui était autrefois créditée d’un très beau football, au point que certains appelaient ses joueurs les Brésiliens d’Afrique, mais ce football manquait d’efficacité en termes de résultats et empêchait donc le Sénégal de réaliser des performances à la hauteur des talents qui composaient son effectif.

Aussitôt appelé à la tête de la sélection nationale, Aliou Cissé se fait entourer par ses coéquipiers de cette grande tanière des Lions, notamment ceux qui ont amené le Sénégal lors de la finale de la Coupe d’Afrique au Mali en 2002, mais a aussi atteint les quarts de finale de la Coupe du monde de la même année à Séoul, après avoir battu le champion du monde en titre, la France, en match d’ouverture. C’est la grande équipe des Tony Silva, Ferdinand Coly, Lamine Diatta, Salif Diao, Kalilou Fadiga, El Hadj Diouf, Pape Bouba Diop, Henry Camara, sans oublier le doyen de l’équipe n ce temps-là : Amara Traoré, devenu par la suite sélectionneur national, mais moins heureux qu’Aliou Cissé en résultats.

Le sacre tardif de l’équipe

 des Lions de 2002

Une très bonne décision qu’ a prise Aliou Cissé en décidant d’associer ces anciens internationaux dans la préparation mentale des jeunes joueurs pétris de talent certes, mais qui ont besoin des conseils de ces anciens Lions qui ont fini de faire entendre leur rugissement jusqu’à Séoul. C’est d’autant plus important qu’après cette génération d’Aliou Cissé comme joueur, Les Lions du Sénégal ne rugissaient plus. Parfois même ils restaient cloitrés dans leur tanière, pendant que se jouaient les phases finales de CAN. Comme pour dire que le Sénégal ratait des qualifications à ces phases finales. Et si qualification il y en avait, c’était pour sortir dès les phases de poule.

Le sacre du président de la Fédération sénégalaise de football

C’est en 2015 que le président de la Fédération sénégalaise de football, Augustin Senghor, a fait appel à Aliou Cissé. Que n’a-t-on pas entendu en son temps de la part de certains observateurs qui mettaient en avant son manque d’expérience d’entraineur. Il ne se prévalait que d’une petite expertise en tant qu’entraineur adjoint d’une équipe française, précisément Louhans-Cuiseaux qui jouait en National (D3). C’est pourquoi, cette Coupe d’Afrique remportée au Cameroun est aussi une belle victoire pour le président de la Fédération sénégalaise de football qui a cru en cet ancien libéro de l’équipe nationale du Sénégal. Si l’on sait toutes les difficultés rencontrées par Augustin Senghor pour pouvoir rempiler malgré sa réélection à la tête de la Fédération sénégalaise de football, après deux mandats jugés stériles, notamment par manque de titres, Cameroun 2021 est un vrai sacre pour lui.

Le sacre du Sénégal après 60 ans

Avec Aliou Cissé comme sélectionneur national, les Lions ont rebondi pour jouer la finale de la CAN de 2019 et se qualifier pour la Coupe du monde de la même année où ils ont été éliminés au 1er tour, le Japon étant passé à leur détriment. Ils avaient le même nombre de points, mais le Japon avait moins de cartons jaunes. 

Deux finales perdues, c’en est trop ! Les Sénégalais qui courent depuis plus de soixante ans derrière la Coupe d’Afrique sont donc impatients. Et ils ont vraiment raison, ceux qui disent que la gloire et le triomphe, c’est pour tout le monde, mais les acteurs restent vraiment solitaires en cas de défaite, disons de débâcle. Cette logique devenue comme un droit à l’ingratitude, se manifeste beaucoup plus au football où la victoire est pour tout le monde,  mais la contreperformance reste la seule affaire des joueurs et de l’encadrement, voire plus particulièrement de l’entraineur.

Le sacre d’une équipe formatée par Aliou Cissé

Critiqué par les observateurs et une bonne partie de la presse sénégalaise qu’il a finalement indexée en dénonçant l’acharnement sur lui, Aliou Cissé prend sa revanche sur ses nombreux détracteurs. Son projet de jeu a été maintes fois décrié et son coaching parfois remis en cause. Mais il n’a jamais baissé les bras sur son objectif de donner au football sénégalais la rigueur qui lui manquait pour être efficace. Il faut remarquer qu’on lui a laissé le temps de le faire. De fil en aiguille il se bonifiait pour produire ce résultat qui fait actuellement le bonheur de tout le peuple sénégalais. C’est parce qu’en six ans, Aliou Cissé a pu constituer un groupe à son image : des gagneurs qui ne lâchent rien.  Ce qui renvoie à un Alioune Cissé footballeur. Il n’était pas de même niveau de talent que des légendes que furent ses coéquipiers, mais il imposait le respect par son tempérament empreint d’audace, de persévérance et de rigueur.

Le Sénégal a connu des débuts poussifs lors de cette CAN 2021 au Cameroun. De quoi alimenter la presse sénégalaise et les réseaux sociaux. Alioune Cissé est voué aux gémonies, sans tenir compte que le Sénégal est arrivé à la phase finale au Cameroun sans aucun match de préparation. Tous les matches programmés ont été finalement annulés à cause de la pandémie de Covid-19. En un moment donné, les puissants clubs européens et même asiatiques, dans lesquels évoluent les joues africains, ont voulu faire pression sur la Fifa pour amener la CAF à reporter cette CAN 2021, sous le prétexte de la Covid-19. Alors que, chez eux, on continue à jouer les compétitions. Allez y comprendre !

Le sacre de la persévérance

En plus des difficultés à disposer de ses joueurs à temps, les clubs européens rechignant à laisser leurs pensionnaires rejoindre leur équipe nationale avec le risque de choper la Covid-19, Aliou Cissé a dû affronter cette fameuse histoire de tests Covid lors de cette CAN 2021 du Cameroun et dont on parlera longtemps encore. Sept joueurs dont des titulaires étaient déclarés positifs et obligés à l’isolement lors de la première rencontre du Sénégal qui a quand-même battu le Zimbabwé (1-0).

Puis, c’est le nul blanc avec la Guinée et en troisième journée des poules, un autre nul blanc avec le Malawi, pour terminer 1er de son groupe avec 5 points, mais un seul but marqué par Sadio Mané. 

Par manque de matches de préparation et avec les absences dues aux tests Covid, Alioune Cissé a utilisé les matches de poule pour faire des réglages afin d’avoir une idée précise sur la vraie ossature de l’équipe à partir des 8è de finale. Pour Aliou Cissé, si persévérant, ces matches de poule ont servi de préparation de la phase des éliminations directes.

C’est pourquoi, il a fallu attendre le match de 8è de finale pour voir le Sénégal développer son jeu et donner espoir d’aller plus loin dans cette compétition. En réalité, au contraire d’équipes comme celles du Nigéria et de la Côte d’Ivoire qui ont mis le turbo lors des matches de poule pour ensuite baisser de régime et disparaitre en 8è de finale, le Sénégal est monté en puissance progressivement, battant au passage le Cap-Vert en 8è (2-0), la Guinée Equatoriale en ¼ (3-1), le Burkina Faso en ½ (3-1) et l’Egypte en finale (4-3 tirs au but après 0-0). 

Le sacre de la dynamique

 de groupe

Mais il faut relever que malgré les critiques qui fusaient après les prestations timides du 1er tour, Aliou Cissé est resté confiant quant à la suite de la compétition, connaissant bien le potentiel de son effectif. Il savait compter sur ces stars qui font, chacun de son côté, le bonheur des clubs professionnels dans lesquels ils évoluent respectivement. Et ses poulains le lui rendaient bien à l’image de Sadio Mané qui réagissait en ces termes à une question de la BBC sur Alioune Cissé : « Je crois que cet homme mérite tout parce qu’il est l’entraîneur le plus critiqué que j’ai jamais vu dans ma vie, mais il n’abandonne jamais ». Et Sadio d’ajouter : « Il a confiance en lui, il a confiance en le groupe. Il a des critiques à l’extérieur, mais ici même, il fait son travail […] Le plus important, c’est que nous aimerions gagner pour lui et pour notre pays parce qu’il le mérite après tout ce qu’il a vécu en tant que joueur pour le Sénégal et maintenant en tant qu’entraîneur. Ce sera une grande récompense pour tout ce qu’il a donné à son pays ».

De son côté, Edouard Mendy de renchérir, concernant Aliou Cissé : « L’entraîneur est un Sénégalais comme nous. Quand il parle, il sait ce qu’il dit et c’est un gros avantage pour nous. Quelqu’un qui a suivi le même chemin et le même parcours footballistique ». Puis Edouard Mendy de dire : « Nous avons encore une étape importante à franchir et nous espérons pouvoir le faire pour le Sénégal, l’entraîneur et bien sûr nous-mêmes », renchérit le gardien de Chelsea. « Le plus important, c’est que nous aimerions gagner pour lui et pour notre pays parce qu’il le mérite après tout ce qu’il a vécu en tant que joueur pour le Sénégal et maintenant en tant qu’entraîneur. Ce sera une grande récompense pour tout ce qu’il a donné à son pays ».

Comme on le voit, l’une des forces de l’équipe du Sénégal c’est d’être un groupe fortement soudé. Non seulement au niveau de l’équipe, mais aussi très soudé avec l’entraineur. Ce qui manque à beaucoup d’équipes de cette CAN qui sont passées à côté des bonnes performances, malgré leurs nombreux talents. Effectivement, une bonne équipe, ce n’est pas une simple addition de talents, mais une combinaison intelligente desdits talents afin que chacun, dans le groupe, puisse se mettre au service de l’autre pour atteindre un idéal commun.

La Coupe du monde en

ligne de mire

Malgré l’effervescence causée par la joie du succès lors de la CAN 2021 au Cameroun, l’objectif de la qualification pour la Coupe du monde n’est pas perdu de vue. Surtout que c’est l’Egypte qu’il faudra rencontrer en aller et retour des matches de barrages, dans la dernière semaine du mois de mars à venir. Dans moins de deux mois. Il faudra bagarrer ferme pour forcer ce barrage car l’Egypte de Mohamed Sala est en train de ruminer sa rage d’avoir perdu la finale de la CAN face au Sénégal. L’Egypte ne se présentera en victime expiatoire. Les joueurs en sont conscients et ont affirmé à travers Kalidou Koulibaly, le capitaine et porte-parole lors de la cérémonie de récompenses au palais de la République du Sénégal, que l’objectif immédiat est de se qualifier pour la prochaine coupe du monde. Et le président Macky Sall de préciser aux Lions du Sénégal qu’il ne s’agit pas seulement de se qualifier pour la Coupe du monde Qatar 2022, mais aussi de faire mieux qu’en 2002 où le Sénégal avait atteint les quarts de finale. « Pour la Coupe du monde, je ne vous demanderai pas la Coupe, mais simplement de vous qualifier pour les demi-finales et d’être ainsi parmi les quatre meilleures équipes de cette compétition mondiale » a affirmé le président de la République du Sénégal.

Une symbolique intéressante 

Retenons cependant que cette Coupe d’Afrique remportée par le Sénégal, comme le disait le double ballon d’or Elhadj ousseynou Diouf, a une symbolique intéressante : « Non seulement le Sénégal a battu en finale l’Egypte, le pays le plus titré du continent africain, mais sur la terre du Cameroun qui est le deuxième pays le plus titré et en plus qui avait battu le Sénégal en finale lors de la Coupe d’Afrique 2002 au Mali. Tout cela mis ensemble est une raison d’être fier des Lions du Sénégal ».

Le président du Sénégal, Macky Sall, de rappeler que la Coupe d’Afrique a été remportée au Cameroun qui est une terre de football, mais c’est aussi au Cameroun que la grande équipe féminine de basket du Sénégal, qui a plané un moment sur le continent, avait gagné son titre de championne d’Afrique. Comme quoi, le Cameroun est un pays qui porte bonheur au sport sénégalais.

                 Amadou Bamba NIANG     

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