CHEICK SALAH SACKO : Adieu l’homme des « Trois minutes, trois buts » !

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Les obsèques de Cheick Salah Sacko ont eu lieu le mardi 22 février 2022 à Torokorobougou en Commune V du district de Bamako. Famille, proches, collaborateurs et une foule d’anonymes l’ont accompagné à sa dernière demeure. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, au nom des autorités de la Transition a décoré le défunt chevalier de l’Ordre national du Mali à titre posthume.

cérémonie funèbre, mardi matin, s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, Amadou Cissé et Mountaga Tall, anciens ministres, le 1er vice-président de Djoliba AC et plusieurs membres de la famille sportive.

Fils de Hamidou Sacko et de Kany Damba, Cheick Salah, né le 11 août 1948 à Koutiala, demeure un fils authentique du Khasso.

Après ses études primaires à Koutiala et à Ségou, il est admis au Centre pédagogique régional (CPR) de Bamako d’où il sort avec un diplôme d’enseignant instructeur en 1964. Il se met aussitôt à la disposition de l’Etat en vue de la formation des premiers futurs responsables post indépendance.

Aux dires de Baba Arby, directeur national de la jeunesse, la carrière d’enseignant de l’homme aux multiples fonctions l’amène à sillonner tout le pays pour semer les graines de l’avenir, de l’instruction et de l’éducation.

« Des différentes classes et écoles fréquentées pendant ce temps de semences, il en est sorti des cadres qui font aujourd’hui la fierté du Mali. Personne ne peut dire tout de vous, chacun ne peut dire que ce dont il a été témoin pendant un moment ou une circonstance. Sékou Sala était un homme pluridisciplinaire, car il a été un cadre de jeunesse plein et un sportif de haut niveau, un cadre pionnier, un artiste, tout simplement un homme de culture », témoignera Baba Arby, directeur national de la jeunesse.

Cadre de jeunesse, le défunt a été de toutes les grandes rencontres selon les témoins, à savoir les sessions de connaissance du Mali, les activités au niveau des centres aérés et des collectivités éducatives.

S’agissant du sport, beaucoup de ses prouesses seront relevées par ses anciens coéquipiers dans les différentes disciplines, car du football au handball en passant par plusieurs disciplines en athlétisme, il a subjugué le public que ce soit au Djoliba AC ou en équipe nationale. A en croire Baba Arby, Cheick Salah avait l’habitude de faire mentir les pronostics des matchs les plus aléatoires. « Il a été un footballeur de tous les postes sur le terrain. Il a été gardien de but, défenseur, milieu de terrain et l’un des meilleurs centraux du football malien. Il avait l’amour de ce qu’il faisait et il le démontrait à travers ses engagements. Après ses entraînements sportifs, Sékou Sala Sacko se rendait aux différentes répétitions artistiques pour apporter sa contribution à l’art malien, toute chose qui a prévalu sa désignation comme encadreur auprès de la troupe de Gao pour les préparatifs de la dernière Biennale », notera le directeur national de la jeunesse. Etant pionnier, Cheick Salah a gravé tous les échelons, notamment mini, cadet, guide et cadre. A en croire ses camarades, il a tout mis en œuvre pour la création de l’Association des pionniers du Mali pour le bonheur des Maliens et la vulgarisation de l’éducation.

La République du Mali a rendu un dernier hommage à l’illustre disparu en l’élevant au grade de chevalier de l’Ordre national après sa médaille du Mérite national. Cheick Sala est parti à jamais en toute discrétion comme il avait toujours vécu.

Humble et engagé, il a montré la voie à toute une génération du sport malien. Il laisse derrière lui une veuve et 9 enfants inconsolables, mais fiers d’avoir eu un époux et un père qui a rempli pleinement ses fonctions et ses missions ici-bas.

Le décès est survenu le lundi 21 février 2022 à l’âge de 73 des suites de la maladie d’Alzheimer. Son départ semble laisser un vide, mais pas un vide palpable, car il est comblé par la formation qu’il a donnée à ses enfants et petits-enfants.

Le Mali rien que le Mali est la devise que garde ses enfants et proches.

Que son âme repose en paix !                                                                                                                   Marie Dembélé

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